Après la découverte de Toronto, Niagara et la Péninsule de Bruce que je décris dans mon précédent article, nous approchons maintenant de la plus grande île en eau douce du monde : l’île Manitoulin.


Jour 5 | Vendredi 29 juin 2018
– L’île Manitoulin –
A bord du traversier Chi-Cheemaun, qui nous conduit sur l’île depuis Tobermory, nous regardons les derniers rayons du soleil disparaitre à l’horizon et n’arrivons pas à nous faire à l’idée que nous sommes bel et bien sur un lac et non pas en mer. Une fois débarqués, il nous reste une bonne heure de route avant de parvenir à notre hébergement, de l’autre côté de l’île. La nuit est noire, la nature sauvage, nous croisons le chemin d’une dizaine de cerfs de Virginie. Une fois arrivés au Red Lodge Resort (que je recommande fortement) nous découvrons notre petit chalet qu’un trou dans la moustiquaire a rendu propice à de grosses fourmis volantes. Il nous faut un petit moment pour toutes les chasser et très vite un raton laveur vient nous porter main forte en mangeant les fourmis restées à la fenêtre. Dépaysement garanti.
Le lendemain matin, nous partons randonner sur la Cup and Saucer, le sentier le plus connu de l’île, qui longe l’Escarpement de Niagara. L’ascension se fait facilement (dépendamment du sentier que vous choisissez) et nous parvenons rapidement au sommet d’où se dévoilent forêt et lacs. Reprenant la voiture nous partons ensuite explorer les environs à notre gré, ne croisant presque personne. Après un petit tour au Bridal Veil Falls, nous retournons nous baigner au chalet et admirer le coucher de soleil sur le lac, un verre de vin à la main.









Jour 6 | Samedi 30 juin 2018
– Parry Sound –
Sur la route pour Parry Sound, les choses se gâtent. Une alerte météo nous indique la formation d’une tornade et d’après le GPS nous fonçons droit dessus. Je tente de regarder les mesures à prendre si jamais nous nous faisons surprendre mais aucune solution ne semble particulièrement rassurante. Nous devons renoncer à la visite du Parc Provincial de Killarney et nous rendons au Parc Provincial de Killbear, plus au sud. Mais à la station essence de Sudbury, alors que nous finissons de faire le plein, l’air se charge d’un seul coup, les nuages se font menaçants et le vent violent. A peine avons-nous le temps de rentrer dans la voiture et de nous diriger à l’arrière du bâtiment comme d’autres voitures, qu’une pluie torrentielle se met à tomber. Nous ne voyons plus rien et sommes obligés d’attendre que le gros du déluge passe. Une dizaine de minutes plus tard, nous reprenons la route tant bien que mal.

Malgré les alertes signalées tout au long de notre route, nous n’affronterons pas de tornade, celle-ci préférant finalement les environs d’ Ottawa et Gatineau. Nous parvenons donc au Parc de Killbear sans encombre et sommes même accueillis par les rayons du soleil. Bien que de nombreux panneaux nous indiquent la présence d’ours noirs, aucun ne souhaitera se montrer. Nous nous contentons donc de trouver une jolie plage et de nous baigner, puis finissons la journée par un coucher de soleil sur le lac avant de rejoindre notre motel à Parry Sound.


Jour 7 | Dimanche 1er juillet 2018
– Le Parc Algonquin –
C’est le Canada Day ! Aujourd’hui nous explorons le fameux Parc Algonquin. Alors que la température ressentie avoisine les 40 degrés, le personnel du Parc se rassemble et chante l’hymne canadien puis l’un d’eux nous installe dans un canot sans plus d’explications. Embarcation privilégiée des autochtones, le canot nous semble une fois dedans très instable, tanguant à chaque mouvement d’orteil. Il n’est pas question de sortir les appareils photos. Le lac s’étend devant nous mais nous sommes incapables d’avancer, nous ne cessons de tourner sur nous-mêmes. Nous commençons à nous énerver et à remettre la faute sur l’autre, pendant que d’autres canots nous dépassent allégrement. Et pour couronner le tout, moustiques et taons se joignent à la fête. Nous avons loué le canot pour quatre heures, nous ne sommes pas au bout de nos peines. Alors que l’idée d’abandonner le navire et de rentrer à la nage nous effleure, nous parvenons enfin à comprendre le mécanisme (enfin à peu près) et commençons l’exploration du lac. Notre carte indique un endroit – selon les dires infestés d’insectes – où les animaux et notamment les orignaux aiment venir et notre but était de nous y rendre. Mais au vu de notre avancée sporadique, nous faisons un trait dessus. Les quatre heures sont bientôt écoulées, j’ai tué deux taons, et nous n’avons vu aucun orignal, mais l’ambiance est à la relaxation. A un certain moment, certes très court, nous filons même à vive allure! Allure que nous perdons aussitôt après une réflexion de mon père qui nous fait rire et perdre toute coordination.
Sur la route de retour en revanche, quelques voitures arrêtées sur le bas côté nous signalent la présence d’une orignal en train de boire!


Jour 8 | Lundi 2 juillet 2018
– Ottawa –
Il fait chaud et nous peinons à apprécier la ville d’Ottawa après avoir passé plusieurs jours en pleine nature. La colline du Parlement est en travaux, nous nous baladons autour, buvons une bière et rentrons dans notre très agréable gîte : le Glencree House B&B tenu par Margaret. Il me faudra revenir pour vraiment découvrir la ville.

Jour 9 à 11 | du mardi 3 au jeudi 5 juillet 2018
– Mont-Tremblant –
Pour terminer notre Road trip, il était prévu de passer quelques jours dans un chalet au bord d’un lac, mais nous avons joué de malchance. Ma première réservation fut annulée peu avant notre départ et les disponibilités étaient alors restreintes, mais nous avons fini par trouver un petit chalet à Lac-Supérieur, près de Mont-Tremblant. Pour y accéder, il faut emprunter une route de terre pendant une vingtaine de minutes. Le chalet en pleine forêt est tout en bois, rustique, sombre, et comporte une petite terrasse non entretenue avec un petit accès à un lac. Plusieurs toiles d’araignées ici et là et la poussière ajoutent de l’authenticité au lieu. Nous allons passer trois nuits ici. Ce chalet correspond en tout point à l’image de la parfaite cabane canadienne, mes parents sont au paradis (moi bizarrement moins). Nous sortons nos affaires de la voiture, commençons à nous installer mais lorsque je tente d’allumer la lumière, rien ne se passe. J’ouvre le réfrigérateur rempli de choses et d’autres, puis le congélateur, et fait face à une truite entière en train de décongeler tranquillement. Il semblerait qu’il n’y ait plus d’électricité depuis un moment (et que l’entretien du chalet laisse à désirer). Bien entendu il n’ y a pas de réseau et nous devons donc refaire vingt minutes de route pour rejoindre la ville afin de contacter le propriétaire et l’en avertir.
Choisissant de prendre un autre chemin, nous découvrons qu’un arbre est tombé au travers de la route, entraînant dans sa chute un poteau électrique. Nous devons trouver un autre hébergement. Tant pis pour le chalet isolé, nous repérons les studios/chalets Le Vent du Nord et décidons de nous y rendre directement. Le gérant est très accueillant, il nous fait visiter différents logements, nous raconte qu’il fait les travaux lui-même et nous parle de son entreprise familiale. Nous jetons notre dévolu sur un studio avec barbecue et accès au spa et nous pouvons utiliser barque, pédalo, kayaks quand nous le souhaitons. Il est également possible de pêcher sur le lac situé à 3 minutes à pied. Tout est bien qui finit bien. L’endroit est très agréable et proche de la colorée station Mont-Tremblant.





Jour 12 | Du vendredi 6 au mercredi 11 juillet 2018
– Montréal –
Il reste quelques jours avant que mes parents reprennent l’avion et j’en profite pour leur faire découvrir Montréal. Nous passons d’une scène à l’autre au Festival de Jazz, mangeons une poutine, et le dimanche, après un brunch à La Grand-Mère Poule, nous rejoignons le Village au Pied du Courant – endroit que j’aime beaucoup – avant de prendre des bixis et de longer le Fleuve. Nous passons le Vieux Montréal, longeons le Canal de Lachine puis bifurquons par Verdun afin d’arriver sur les berges arborées du Fleuve Saint-Laurent, jusqu’au Parc des Rapides. Une super balade à faire à vélo! Le lendemain, je dois reprendre le travail mais mes parents continuent leur visite de Montréal et repartent bien contents de leur premier séjour au Canada.



Génial maintenant que j’ai mon nouvel ordi j’attend la suite
merci de me faire voyager
bisous