Australie, Queensland
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Rain rain rain on the Rainforest – Atherton Tablelands et ses Waterfalls

Après trois semaines de vadrouille sans ordinateur, en Indonésie et à Darwin, je m’emploie à rattraper le retard accumulé et à relater les différentes choses vues et vécues jusqu’à maintenant. Mais chaque chose en son temps.
Tout d’abord, place à la Rainforest. 

Deuxième excursion du voyage, nous partons sous une pluie torrentielle, pluie qui ne cessera jamais avant le lendemain midi – difficile de sortir le réflex dans des conditions pareilles.  Au programme : baignades dans les waterfalls, promenade autour d’arbres centenaires, découverte de la Rainforest et des animaux qui la peuplent : casoars, ornithorynques, kangourous des arbres…

Mais commençons par le commencement : la Rainforest, qu’est-ce que c’est ?

Traduite en français par forêt tropicale, la Rainforest et la région d’Atherton Tablelands forment avec d’autres parcs naturels et régions, les Tropiques humides, inscrits sur la Liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Ces tropiques humides s’étendent sur plus de 890 000 hectares le long de la côte nord-est de l’Australie. Ils jouent un rôle capital dans la compréhension de l’histoire de l’évolution des végétaux, marsupiaux et oiseaux chanteurs.
Malgré la destruction d’une partie de cette forêt à des fins agricoles, ou liée aux installations humaines (mines, lignes haute-tension, routes), l’intégrité de l’ensemble de la forêt a pu être préservée.

Mais la Rainforest est aussi une terre de légendes aborigènes. Babinda Boulders, premier site visité, en est un bon exemple. Il s’agit d’une piscine naturelle située au cœur de la Rainforest, surnommé Devil’s Pool à cause du grand nombre d’accidents mortels qui y eu lieu. Selon la légende, ces morts seraient le fait d’ Oolana, belle jeune fille mariée à un vieil homme de sa tribu qui tombât amoureuse de Dyga, jeune et beau guerrier venu visiter le camp. Ils s’enfuirent mais furent vite retrouvés et ramenés de force dans leur tribu respective. Oolana, refusant de vivre ainsi, se jeta dans le vide et fut engouffrée sous les rochers et les eaux tumultueuses. Depuis, elle ne cesse d’appeler son bien aimé, attirant à elle plusieurs jeunes hommes… Selon les rapports officiels, sur la vingtaine de tués à cet endroit depuis 1959, seule une fille aurait été retrouvée, le reste étant des hommes.

Fort heureusement, ce jour là personne ne fut appelé par le jeune femme et c’est au complet que nous joignîmes Josephine Falls. Là, malgré la pluie et les risques de se faire mordre par des sangsues, nous parcourûmes la forêt en maillot de bain, l’ensemble de nos affaires devant rester dans le bus, ordre du guide.. Une fois sur les lieux nous nous sommes mis à l’eau, avons lutté contre les courants et avons monté difficilement la pente très glissante de la cascade afin de s’essayer au toboggan naturel. Mais une fois là haut, avec une grâce légendaire, mon pied glissa et je me mis à dévaler le sommet de la cascade, entraînant dans ma chute ma comparse de voyage. Plus de frayeur que de mal fort heureusement.

Après toute ces émotions, nous nous remîmes en route vers un autre site entouré de légende : le lac Eacham à l’eau naturellement chaude.

Le peuple aborigène des alentours du lac, vivant sur les lieux depuis bien avant l’éruption, se transmet la légende de la création du lac de génération en génération depuis plus de 10 000 ans. Il existe plusieurs versions mais une d’elle relate que deux jeunes hommes, pas encore initiés, partirent chasser contre les ordres de leurs aînés. En essayant de tuer un wallaby, ils ratèrent leur cible et plantèrent leur lance sur un arbre où se trouvait un witchetty (très gros ver blanc). Ils se mirent alors à dépouiller et à couper l’arbre à la recherche d’autres vers. Mais cela mit en colère le Serpent Arc-en-ciel (maître de l’eau et donc de la vie). Le ciel devint alors orange et la terre s’ouvrit, engouffrant dans ses profondeurs tout le camp et ses habitants, laissant place au lac Eacham.

En chemin, voici ce que nous avons pu voir.



Et maintenant voici ce que nous n’avons pas vu voir : kangourous des arbres, casoars et ornithorynques

A si pardon, nous avons bien eu la chance de voir un kangourou des arbres (paraît-il), mais jugez par vous-même. Il s’agit de la sorte de boule en plein milieu de la photographie…

Et pour finir, parlons d’un phénomène répandu en Australie, le figuier étrangleur. Attraction importante des Atherton Tablelands, le Curtain fig tree est un des plus grands arbres de la région. A l’origine, le figuier germe sur un arbre et ses racines descendent vers le sol. Une fois enrichi, le figuier croît jusqu’à tuer l’arbre hôte, qui finit par tomber sur l’arbre voisin. Le figuier peut alors se répandre encore plus, finissant par former avec ses racines aériennes une sorte de rideau (de plus de 15 mètres de haut pour ce cas présent), pour un effet très impressionnant.

 

Prochain article toujours sur la Rainforest mais cette fois à Cape Tribulation.

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